Amina Filali, 16 ans, s’est donné la mort dans des circonstances qui ont choqué l’opinion publique Marocaine. Violée à 15 ans, contrainte d’épouser son violeur pour que celui-ci échappe à la prison et pour que l’honneur de la famille soit sauvé. Au Maroc cette abominable situation est possible à cause de l’article 475 du code pénal.



Le fait divers secoue le Maroc, peu après la journée internationale de la femme. Presse, société civile, Blogoma et Twittoma mettent les projecteurs sur la tragédie d’Amina Filali, martyr du système juridique Marocain.


Le HashTag #RIPAmina est né, un cri de centaines de Marocains sur Twitter qui veulent avant tout comprendre. Les appels à la mobilisation se multiplient, une révision de l’article 475 est exigée, le gouvernement est plus que jamais sollicité, les déclarations officielles fusent, la Twittoma gagne du terrain, #RIPAmina est suivi et surtout relayé partout dans le monde.


Le 17 mars, un sit-in en face du parlement Marocain est organisé. Associations de tous bords, personnalités publiques et Marocains de tous les âges et toutes les catégories sociales ont répondu présents. Des slogans revendiquant une meilleure protection des mineurs ont été scandés. Les victimes de viols doivent être libérées du poids de la honte, de la culpabilité et du traditionnel honneur familial. Ce sont des victimes de crimes et justice devrait leur être rendue.


La Twittoma a mobilisé et sensibilisé, la Twittoma continue de mettre de la lumière sur les zones d’ombre, la Twittoma existe, c’est vous et moi, c’est nous tous Marocains derrière un pseudo, nous détenons le pouvoir des 140 caractères.


Amina Filali n’est plus, sa mémoire restera gravée dans les cœurs, et si tout va bien elle aura réussit à sauver des centaines de jeunes femmes victimes de viols au Maroc.



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